RANCID @ MÉTROPOLIS

Par: Julien / 08 août 2008

RANCID était de retour devant un Métropolis plein à craquer. Pour une rare fois, la formation se présentait à Montréal sans nouvel album sous la cravate, à l’exception d’un album de B-sides qui a vu le jour cette année, mais qui ne contient uniquement que du vieux matériel du groupe.

Nouvel album ou non, la foule attendait le quatuor californien avec impatience suite à la prestation de SICK OF IT ALL. Tim a donc fait son entrée sur la scène avec un accoutrement inhabituel pour lui, c’est-à-dire qu’il avait troqué son manteau de cuir punk pour un long manteau noir qui lui donnait clairement l’air d’être le dirigeant d’une bande de mafieux. C’est sans perdre de temps et aussi après une intro animée sur l’écran géant que l’on a entendu, sans aucune surprise, les premières notes de Time Bomb. Il n’en fallait pas plus pour que la foule s’excite au plus haut point et on a assisté à un pit impressionnant qui s’étalait sur presque tout le parterre du Métropolis. Par la suite, ce fut la continuité de classiques qui se sont enfilés les uns après les autres au grand plaisir des fans présents. Il est bien de voir que RANCID a quand même varié sa liste de chansons comparativement à leur dernier passage dans la grande métropole. Quelques compositions comme Tattoo et I Wanna Riot par exemple se sont faufilées avec une finesse incroyable pour ajouter un peu de piquant. Ces chansons se retrouvent sur leur album de B-sides et méritent clairement l’attention de tous ceux qui aiment bien le groupe. Voici quelques titres qui ont fait bouger la foule :

Maxwell Murder
Roots Radicals
Time Bomb
Olympia, Wa
Ruby Soho
Journey To The End
Tattoo
I Wanna Riot
Old Friend
Fall Back Down
Radio
Tenderloin
Sidekick
Bloodclot
It’s Quite Alright (violent circle pit à la demande de Tim)
Gunshot
Nihilism
Dead And Gone

On peut noter ici que la formation s’accroche encore beaucoup à l’album qui les a rendu célèbre, c’est-à-dire And Out Come The Wolves. Que voulez-vous, ce disque est tout simplement incroyable et il est impossible de passer à côté. Cependant, il serait dans le domaine du possible d’en jouer peut-être un peu moins pour nous offrir quelques pièces de plus de d’autres albums. On aimerait bien par exemple que Matt Freeman exécute quelques lignes hallucinantes de basse comme il l’a si bien fait sur Rancid 2000. Toutefois, il faut admettre que leur matériel de Wolves est très divertissant et que la foule ne semble jamais s’en lasser.

Il était plaisant aussi de voir le band avec son petit nouveau à la batterie, car rappelons le, monsieur Brett Reed avait quitté en 2006 après plus de quinze ans de loyaux services. C’est donc Brandon Steineckert, anciennement de THE USED, qui l’a remplacé. Honnêtement, il fait un excellent boulot derrière sa batterie. Il se défonce comme jamais et offre une énergie incroyable à la foule particulièrement lorsqu’il se lève sur son banc afin de faire crier les fans tout en détruisant ses cymbales. RANCID cherchait donc un homme qui avait tous les atouts d’un musicien d’expérience et ils ont trouvé la perle rare. En somme, ce fut un excellent spectacle. Les gens étaient en feu dans la salle, RANCID a livré un set de plus de 75 minutes très intense et tout le monde est rentré à la maison avec un petit sourire accroché aux lèvres en souhaitant que le quatuor revienne à Montréal le plus vite possible.


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