Les ÉkorchÉs (29 janvier 2008)


Entrevue de Julien avec Michel Langevin

PunkMeUp à eu la chance de s’entretenir avec LES ÉKORCHÉS, une formation musicale québécoise qui donne dans un son unique en son genre. Le groupe est en tournée un peu partout au Québec et voici donc ce que Michel Langevin(batteur) avait à nous raconter lors de notre rencontre.

[PMU] Auriez-vous l’amabilité de vous présenter à nos lecteurs (nom et rôle)?

[LES ÉKORCHÉS] Michel Langevin, batteur.

[PMU] Partout dans les médias, on présente LES ÉKORCHÉS comme un super groupe de la scène locale. Est-ce une pression supplémentaire sur vos épaules ou vous aimez bien ce titre?

[LES ÉKORCHÉS] On ne se préoccupe pas vraiment de ce titre mais c’est sûr qu’il faut qu’on soit professionnel au niveau de la performance. Il faut quand même qu’on assume!

[PMU] Est-ce que cette expérience que vous avez accumulée au cours des années vous facilite la vie en tant que nouveau groupe?

[LES ÉKORCHÉS] Oui, c'est certain qu'au fil des années on apprend à mettre l'égo un peu de côté et on est plus ouvert aux compromis.

[PMU] Vous avez une organisation très solide derrière vous avec la très sympathique équipe de Indica Records. Comment s’est faite l’association avec eux?

[LES ÉKORCHÉS] Le but des premières maquettes étaient d'aller les présenter à Indica en premier. Ce sont tous des gens qui nous côtoient depuis tant d'années et on n’était pas trop certain de vouloir s'embarquer dans un projet à 100% si on n'avait pas une organisation comme Indica pour nous aider. Heureusement, ils ont beaucoup aimé le concept de hardcore métal semi-acoutisque.

[PMU] Est-ce que le fait justement d’avoir une bonne réputation a facilité l’approche d’une compagnie de disques?

[LES ÉKORCHÉS] Probablement, mais je pense que s’ils avaient détesté la musique, ils auraient été trop honnêtes pour nous offrir un contrat.

[PMU] Indica est de loin l’étiquette la plus prolifique du côté punk/hardcore au Québec. Quels sont les avantages d’être associé avec eux?

[LES ÉKORCHÉS] Tous les avantages sont là: distribution, promotion, connections etc...En plus tout le monde en ville leur veut juste du bien!

[PMU] Avec la musique qui devient de plus en plus commerciale, vous avez trouvé la façon de vous démarquer du lot en utilisant des instruments acoustiques. D’où vient cette idée extraordinaire?

[LES ÉKORCHÉS] Marc à eu l'idée. Au tout début on pratiquait dans son sous-sol avec des tams-tams!Je me demandais bien qu'est-ce que ça allait donner avec un gros drum métal. Après plusieurs mois d'expérimentations, on a fini par se trouver un son.

[PMU] En quoi ce type d’instruments affecte-t-il votre son?

[LES ÉKORCHÉS] Je trouve que la guitare acoustique amplifiée donne un son hardcore et métal particulier, un peu vieille école, et le violoncelle rend la musique un peu inquiétante, presque morbide.

[PMU] Vous n’y allez pas de mains mortes au niveau des paroles avec des titres évocateurs comme D’la Viande Cé Murs, Shot Ça Yeule ou encore Haine. Est-ce que l’on peut considérer LES ÉKORCHÉS comme étant une formation avec des paroles sombres ou bien c’est au public de bien les écouter pour y comprendre un deuxième niveau?

[LES ÉKORCHÉS] C'est sûr que juste en lisant les titres des chansons, certaines personnes peuvent prendre le message à 180 degrés mais c'est important de préciser que Marc dénonce la guerre, les invasions de domiciles, la violence envers les femmes etc. Il ne faut pas oublier qu'on a nos racines dans des valeurs hardcore.

[PMU] Qu’est-ce qui vous amène à écrire des paroles agressives?

[LES ÉKORCHÉS] On est dans la même position que tout le monde. On essaie d'être heureux sur une planète hors contrôle. Tant qu'à dénoncer, vaux mieux le faire d'une façon qui risque d'attirer l'attention. Moi je vois ça comme une façon d'exorciser notre angoisse vis-à-vis notre vie de tous les jours. Toutes les nouvelles violences à la télévision qui s'impriment dans notre cerveau, il faut que ça ressorte à quelque part!

[PMU] Vous avez enregistré votre album avec un réalisateur de renommée, en l’occurrence Glen Robinson ( AC/DC, RAMONES, VOIVOD…). En quoi cette collaboration fut bénéfique pour vous?

[LES ÉKORCHÉS] Il nous a beaucoup aidé à trouver notre son définitif, sans compter son insistance à enregistrer seulement des performances impeccables. Ça met de la discipline dans la cabane.

[PMU] Les attentes du public étaient très élevées face à la sortie de votre premier opus suite à votre passé prolifique. Jusqu’à maintenant, est-ce que les réactions des fans sont à la hauteur de vos attentes?

[LES ÉKORCHÉS] Je dois dire que oui. Les gens réagissent beaucoup aux spectacles. Aux niveaux des ventes, on a pas de moyens de prédictions parce qu'on vit dans un monde de partages de fichiers, donc la seule chose à faire, c'est d'être le meilleur possible en studio et en spectacle.

[PMU] Vous étiez tout récemment en tournée au Québec avec OK VOLCA. Comment les spectacles se sont déroulées en leurs compagnie?

[LES ÉKORCHÉS] Très bien, en plus on est devenu de bons amis.

[PMU] Comment s’est de partager la scène avec un groupe comme OK VOLCA qui présente un son métal adapté à la sauce des années 2000?

[LES ÉKORCHÉS] Moi j'ai toujours aimé l'idée de rassembler les scènes. Dans les années 80, VOIVOD jouait avec DRI et on jouait aussi avec SOUNDGARDEN dans les années 90.

[PMU] En terminant, qu’est-ce qui attend LES ÉKORCHÉS pour la prochaine année?

[LES ÉKORCHÉS] Sûrement plus de spectacles et on a commencé a faire des maquettes pour le prochain album.

Merci à Michel Langevin pour avoir répondu à nos questions ainsi qu’à la charmante équipe de Indica Records pour avoir rendu le tout possible.



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