The New Cities (06 juin 2008)



THE NEW CITIES est le groupe punk/électro bien connu de Trois-Rivières. Nous avions eu l’occasion de les engager pour un spectacle avec MAP il y a de cela quelques années et nous profitons de leur passage à Montréal pour un spectacle avec THE JOHNSTONES et KAMAKAZI pour faire le point sur la situation du groupe.

[PMU]: Vous êtes des bêtes de scène. D’où vient cette intensité scénique? Êtes-vous sur une drogue quelconque?

[TNC]
: On n’a pas vraiment de secret pour ça, à part peut-être un peu de Red Bull! On s’est toujours dit que les gens se déplacent pour voir un show, pas seulement pour entendre de la musique… ça ils peuvent le faire chez eux. L’intensité scénique vient de paire avec l’importance de donner un bon spectacle. Et si tu veux que le public embarque, c’est à toi de les faire bouger… et quoi de mieux que des beats électro pour danser et faire danser!

[PMU]: Vous avez obtenu un succès assez rapide, ce qui est rare dans la scène punk/indie québécoise. À quoi est due selon vous cette montée fulgurante?

[TNC]
: Ça vient surement un peu du fait qu’on savait où on s’en allait. On a parti ce band là pour que ça lève et on s’est arrangé pour que ça se passe. On n’a pas perdu de temps… on a sorti un EP tout de suite en partant et on est parti en tournée immédiatement. On s’est dit que plus on fait de shows, plus on a de chances de se faire remarquer et ça a quand-même bien marché jusqu’à présent. C’est sûr que le fait qu’on provenait d’autres groupes de la scène nous a sûrement donné une longueur d’avance aussi… les gens nous connaissaient déjà un peu.

[PMU]: Votre musique offre un certain caractère de festivité. Êtes-vous vous-mêmes des personnes qui aiment faire la fête?

[TNC]
: C’est sur qu’on est des gens qui aiment avoir du fun dans la vie, et notre style de musique concorde parfaitement avec ça. On était pas mal tous attirés vers ce genre de musique là et on s’est dit qu’un show c’est aussi un party!

[PMU]: Mise à part votre expérience avec THE NEW CITIES, avez-vous participé à d’autres projets musicaux auparavant?

[TNC]
: Oui, on fait partie de la scène depuis pas mal longtemps. THE NEW CITIES a débuté par un regroupement de musiciens de différents groupes de Trois-Rivières qui voulaient faire de la musique un travail à temps plein. Quelques membres se sont interchangés avec le temps et maintenant le groupe contient des membres de défunts bands tels THE GAMBLERS, VÉNUS 3, FLANGERS et SOMA ADDICT.

[PMU]: Était-il prévu au départ d’ajouter par exemple du synthétiseur à votre projet ou ce son dansant?

[TNC]
: Oui bien sûr! On voulait faire quelque chose de plus dansant/électro tout en gardant l’esprit du punk rock avec lequel on a grandi. Les synthétiseurs étaient donc un élément essentiel… par contre, on ne croyait pas se rendre aussi loin dans leur utilisation! On est passés de quelques riffs de synth à assez de clavier pour occuper les 2 mains des 2 claviéristes!

[PMU]: Pouvez-vous nous parler de vos influences musicales? Qu’est-ce qui joue dans votre lecteur Cd en ce moment?

[TNC]
: Les influences sont tellement variées que ça serait un peu difficile de faire le tour. On a parti le groupe avec des influences très dance-punk et synth-rock, mais avec le temps le son s’est beaucoup développé et on s’inspire également des bands électro, DJs, du pop punk et du brit rock. On ne s’inspire pas nécessairement de tout ce qu’on écoute, ça serait sûrement trop varié. Chacun des membres a des goûts musicaux très variés et ça passe vraiment d’un extrême à l’autre!

[PMU]: Comment se déroule la façon dont vous composez? Cela ne doit pas toujours être évident à six? Est-ce difficile d’arriver par exemple à l’unanimité.

[TNC]
: Avant on composait en gang, mais après un moment ça devenait trop compliqué… chacun avait ses propres idées et on tournait en rond. On a finalement commencé à composer en studio et ça a marché beaucoup mieux. On commence voix/guitare et une fois qu’on a une bonne structure de base, on travaille en groupe et avec le réalisateur sur tous les détails. Le but c’est arriver à quelque chose qui plait le plus possible à tout le monde, mais c’est certain que parfois on n’a pas le choix de mettre un peu d’eau dans son vin. On en arrive pas mal toujours à des résultats satisfaisants pour tout le monde.

[PMU]: Est-il arrivé d’avoir des discordes importantes au sein du groupe?

[TNC]
: C’est certain que dans une situation comme la nôtre, c’est presque impossible de ne jamais avoir de conflits. On se voit sans cesse et on travaille tous à temps plein sur le band. Par contre, on est tellement habitués d’être ensemble qu’on est rendus comme des frères. Généralement quand il y a un conflit, on deal avec et on passe à autre chose… c’est très rare que ça dure plus que quelques heures. C’est primordial pour nous de toujours se serrer les coudes ensemble et de se supporter. Si on parle de discordes importantes, c’est pas arrivé très souvent. Même les changements de membre dans le passé se sont faits de façon très civilisée.

[PMU]: Après avoir sorti un premier Ep et effectué de nombreux spectacles, vous êtes désormais en lien étroit avec le producteur Greig Nori qui a travaillé avec SUM 41. Pouvez-vous expliquer comment il vous a approché et comment il vous a découvert?

[TNC]
: On a rencontré Greig à un show à Toronto pendant la première tournée du groupe en mars 2006. Un ami à nous qui avait travaillé avec lui dans le passé l’a invité au spectacle et il a beaucoup aimé notre musique et notre prestation live. Il est revenu nous voir avec toute son équipe 2 jours plus tard dans un show pas mal brun dans une garderie transformée en salle de spectacle et tout le monde a trippé! On travaille avec lui depuis ce moment là, mais c’est vraiment durant la dernière année qu’on a passé beaucoup de temps ensemble en pré-production et en studio. C’est vraiment un excellent réalisateur et on a vraiment appris beaucoup de choses en travaillant avec lui.

[PMU]: Ayant effectué des spectacles au Québec et dans au moins cinq provinces au Canada, y a-t-il certains endroits qui vous ont particulièrement marqués, ou bien que vous ayez aimé jouer?

[TNC]
: Chaque place a son charme particulier, mais c’est certain que c’est pas mal différent à chaque fois. C’est assez surprenant à quel point on peut passer des meilleures conditions au monde aux pires d’une journée à l’autre. Comme on n’a souvent pas vraiment le temps de visiter, nos expériences sont toujours liées aux shows même!

[PMU]: Préférez-vous faire des spectacles ou le studio? Expliquez

[TNC]
: Les deux ont leurs bons et mauvais côtés. Le studio, c’est un environnement très créatif et les conditions sont beaucoup plus stables, mais en même temps, on passe parfois tellement de temps sur des petits détails que ça en vient abrutissant! C’est également la portion la moins payante du processus, ce qui a sa part de mauvais pour un groupe qui ne vit pratiquement que de sa musique. De l’autre côté, les spectacles c’est là que tu peux finalement montrer aux gens le fruit de ton travail. C’est le party sans arrêt, mais c’est aussi pendant ce temps-là que les conditions varient le plus. Récemment, on dirait qu’après avoir passé vraiment beaucoup de temps en studio dans la dernière année, ça fait du bien de repartir en tournée!

[PMU]: Quels sont les prochains projets pour THE NEW CITIES?

[TNC]
: Présentement, le projet principal est de sortir le nouvel album et d’en faire la promotion. L’enregistrement est pas mal fini et il nous reste à finir de négocier les contrats de disque. Après 2 ans de travail, on a hâte de voir le résultat final. Après ça, on devrait être en mesure de faire de la tournée à temps plein. On veut vraiment développer le côté international, donc on souhaite visiter pas mal de pays dans les prochains 2 ans!

[PMU]: Pensez-vous sortir un videoclip?

[TNC]
: C’est certain que ça va être une priorité pour nous une fois que l’album va être sorti. On ne sait pas encore exactement quand, mais il va définitivement y avoir un vidéoclip en onde dans un futur rapproché.

[PMU]: Ce printemps, vous allez être en tournée pour une série de spectacles avec THE JOHNSTONES. Pouvez-vous dire à quoi les gens peuvent s’attendre?

[TNC]
: Les gens peuvent s’attendre à un méchant party! C’est pendant cette tournée qu’on présente presque tout le nouveau matériel et on commence à le maîtriser pas mal, on peut donc se permettre un paquet d’extras. Les gens devraient venir faire un tour à un ou plusieurs des shows, ils ne seront pas déçus!

[PMU]: En terminant, est-ce que vous pouvez compter une anecdote intéressante pour les lecteurs de PunkMeUp?

[TNC]
: Il y en a plusieurs! Une fois assez marquante était pendant un show avec HEDLEY à Ottawa. Après 2 ou 3 chansons on recevait par la tête des bouts de fromage et de jambon et on savait pas d’où ça venait, pour finalement se rendre compte que c’était Jake, le chanteur, qui nous bombardait de nourriture. C’était assez comique! Il a fini par monter sur le stage et chanter avec nous. C’est d’ailleurs sur YouTube, avis aux intéressés!



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