CETTE SEMAINE ON DÉCOUVRE: DAN PADILLA

Semaine du 16 Novembre 2006

Je me souviens d’un temps où ANTI-FLAG jouaient au Underworld devant cent personnes, et où ce même endroit n’était pas encore un skate shop aux prix gonflés mais plutôt un petit trou près du métro Henri-Bourassa, où une poignée de staff des plus sympathiques vendait toutes sortes de zines en plus des CDs, cassettes, vinyles et autre merch intéressante. Je me souviens d’un crowd qui remplissait les salles pour les plus simples soirées constituées de groupes locaux. Je vous raconte ça parce que, hier soir, j’ai ré-écouté Pick-Up Lines de MY BIG WHEEL pour la première fois en près de dix ans, et ça a fait ressurgir beaucoup de souvenirs (… et autres constatations, du genre que j’aurais préféré conserver le souvenir que j’avais de cet album, tant écouté l’année de sa parution, tel qu’il était imprégné dans ma mémoire – me semble que c’était pas mal meilleur dans ce temps là!). Bref, c’est la simplicité de cette époque qui me manque, tout comme la qualité de ce qui tombait entre les mains du public, un public qui ne se composait pas en grande majorité de magasineurs de Hot Topic et qui prenait plaisir à découvrir tout ce qui passait faire son tour en ville.

C’est dans cette optique que je vous présente aujourd’hui la formation californienne DAN PADILLA. J’ai peu de faits intéressants à vous raconter à leur sujet, à part que la date de leur formation remonte à il y a dix ans et qu’ils démontrent un attirance marquée envers les burritos; c’est l’histoire classique des trois mecs qui produisent de ces chansons sans prétention qui voient le jour par l’entremise de labels comme ADD, qui s’entassent périodiquement dans une vanne puante pour un voyage de plusieurs semaines à porter les mêmes fringues crottées en traversant le pays; le genre de groupe qui ne sera jamais en couverture du AP et qui se satisfait certainement d’opérer à l’extérieur de ce réseau dominé par tous les Kevin Lyman et Tony Brummel; c’est le genre de band qu’on écoute tout simplement parce que l’honnêteté de leurs chansons vous remet sur le piton en trois secondes et quart, et que tout ce qui entre en jeu chez cette formation, allant de leurs paroles jusqu’à leur éthique DIY, vous remet les idées et le cœur au bon endroit. La formation compte parmi ses rangs Davey Quinn de TILTWHEEL ce qui, en soi, est largement suffisant pour les adopter. Mais c’est sans doute leur musique, dans la veine de DUKES OF HILLSBOROUGH, THE TIM VERSION, HUSKER DU, JAWBREAKER et DILLINGER FOUR, qui vous convaincra davantage. Visitez leur MySpace pour en faire l’expérience, et ensuite enfilez leur split sept pouces avec CHINESE TELEPHONES pour quelque chose comme trois piasses.

On a beau ne plus avoir de magasins qui possèdent un impressionnant catalogue de patches et autocollants de ANN BERRETTA ou JESUIT, mais tout n’est pas perdu tant qu’on a encore des groupes comme DAN PADILLA.


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