Pridebowl - Tired EP (Indépendant)


Auteur: PUNKMEUP (10 septembre 2004)
En magasin le: 11 septembre 2004
Cote: 9/10

Pridebowl est, de loin, un des meilleurs groupes à emerger de la scène punk suédoise des années 90. Ce ne fut pas simplement que ma petite personne qui fut démolie lorsque commença à se répendre une rumeur fort fâcheuse annonçant la fin du groupe, mais plutôt des milliers de fans à travers le monde. Maintenant près d’un an après la résurrection du groupe désormais basé à San Diego (CA), voici qu’apparaît leur toute première production, un EP de six chansons intitulé Tired. Le groupe ne décevra jamais ses vrais fans. Depuis Long Distance jusqu’à Yesterday’s End, Pridebowl a toujours su offrir une musique d’une qualité exceptionelle pour les amateurs du genre. Tired n’est certainement pas une exception. Fini les craintes et autres incertitudes par rapport à la capacité du « nouveau » Pridebowl à persévérer dans la veine punkcore qui les identifiait si bien auparavant. La pièce d’ouverture, Watch Out, rappelle certains titres de Drippings Of The Past, surtout grâce à la basse et la sensibilité de la mélodie et des arrangements vocaux. Une chanson élaborée et tissée de l’étoffe du bon vieux Pridebowl circa 1995. Every Goddam Day, de loin une de mes préférées, est une chanson à saveur plus hardcore à la Setbacks ou Brave Coward, rapide et courte avec multiples shoutouts. Tomorrow’s Too Far évoque le même genre d’énergie que l’on retrouve sur des chansons telles que Lost, tout en suggérant certaines ressemblances dans la structure des chansons et la construction des leads de guitare à plusieurs de celles que l’on retrouve sur Where You Put Your Trust. FTW est une autre chanson rapide qui va directment au but, dont la fin rappelle les changements de tempo qui ont su contribuer à définir le son du groupe au fil des ans, sans compter les refrains remplis de l’exaltation contagieuse tels que seul Pridebowl est capable d’en composer. Et que dire de Sunday Morning Coming Down? Une reprise bâtie avec brio qui se traduit en une hymne digne de Me First & The Gimmee Gimmees… Les paroles des chansons de Tired sont pleines d’inspiration mais réalistiquement teintées du dégoût qu’inspire les événements qui marquent la vie du citoyen américain moyen de nos jours. La contribution du très respecté Joe D. Foster ne passe pas inaperçue. Un album que j’apprécie un peu plus à chaque écoute, reste qu’il laisse invariablement quiconque en fait l’écoute sur sa faim en totalisant quelques vingt minutes de musique. Avec un peu plus de temps et d’argent, le groupe estime que cette parution aurait certainement pu être optimisée, mais somme toute sont extrêmenet satisfaits du résultat. Pour un groupe qui a changé de guitariste et de batteur en moins de six mois, ils s’en sortent très bien. En effet, le départ de Paul et de Dan prend un bon tournant avec l’arrivée de Matty (batterie) et Wayne (guitare) pour compléter le groupe et lui donner un souffle nouveau. Un excellent effort de la part de Pridebowl, et on attend impatiemment un vrai full length!

En savoir plusCritiques les plus récentesLire les commentaires (0)Ajouter un commentaire