DVD - The Eastpak Resistance Tour Volume II (I-Scream Records)


Auteur: Cath (01 avril 2006)
En magasin le: 14 mars 2006
Cote: 6/10

Ce DVD est le deuxième dans la série pour la tournée qui a déjà mis en vedette des groupes comme 7 SECONDS, SICK OF IT ALL, WALLS OF JERICHO, UNEARTH, RAMALLAH, THE SUICIDE MACHINES, AGNOSTIC FRONT HATEBREED.

Tiré de l'édition 2003, le spectacle qui est présenté sur cet enregistrement de plus de deux heures se déroule dans la plus grande des trois salles de l'Ancienne Belgique de Bruxelles, qui acceuille quelques deux mille personnes. La première heure du DVD manque définitivement de mordant, tant au niveau musical qu'en ce qui a trait à la réaction de la foule. Ni le hardore à la sauce old school de CONVICT, ni l'assaut musical de KNUCKLEDUST (Thorp Records), ni le métal trash des locaux de LENGTH OF TIME, ni l'effort de leurs voisins Hollandais de BACKFIRE ne parvient à arracher à la foule plus que quelques hochements de tête. Les kids de Bruxelles doivent être soit pacifistes, soit zen comme jamais, ou encore les personnes les plus réservées de la terre. Le body surfing abonde, mais on ne mosh pas, on ne bouge pratiquement pas – les floorpunch et windmills, oubliez ça tout suite! Seule la dernière pièce de BACKFIRE, Still Dedicated, semble emballer la foule d'avantage. Le wall of death produit à la demande de KNUCKLEDUST a le même effet que lorsque le beurre de peanut affronte la guimauve. Déstabilisant. On parvient à comprendre l'absence totale de bouncers!

Arrivent SWORN ENEMY, direcement de Queens-New-York-motherfucker, avec leurs double kick-drums et leurs airs de gros tough. Le groupe entame leur set avec As Real As It Gets, la pièce titre de leur avant-dernier album paru en 2003 (Abacus), et c'est à peu près à ce moment-ci de la soirée que l'auditorium se tasse vraiment et que les quelques demoiselles dans la première rangée commencent à être incommodées suite à la naissnce d'un petit mosh pit. Suivent DEATH BY STEREO, qui semblent être ce qui prennait à la foule pour se dégêner encore un tout petit peu plus, et qui s'attaquent à quelques morceaux de leurs deux derniers albums, Day Of The Death et Into The Valley Of Death.

L'entrée de IGNITE fait en sorte que la place commence réellement à ressembler à un show hardcore, avec un vrai mosh pit. Zoli Teglas n'a rien perdu de ses gros bras ni de son charisme et réussit à rejoindre la foule comme nul autre n'y est parvenu au courant de la soirée après un commentaire passionné sur notre ami George W. qu'il lance juste avant d'entamer une reprise de Sunday Bloody Sunday – je n'ai jamais vu autant de hardcore kids chanter du U2 à l'unisson en tapant des mains. Le délire continue le temps des classiques Veteran et A Place Called Home.

MADBALL sont présents pour clore l'événement, et le groupe se mérite le plus de poings dans les airs de toute la soirée. La quantité de kids qui se hissent sur le stage pour s'y en jeter commence à atteindre des proportions ridicules. Le petit frère de Roger Miret déborde de rage et les trois premières rangées de la foule lui rendent à elles seules toute son énergie – une chance parce que les autres semblent toujours regarder bouche bée. Le moment de la soirée aurait presque été Nuestra Familia, exécutée avec l'aide de Zoli Teglas, si la foule ne sétait pas complètement déchaînée sur Pride.

À comparer avec la majorité des autres DVDs qui sont datent de la même époque, The Eastpak Resstance Tour Vol. II offre des prises de vue vraiment excellentes, artistiques, et professionnelles. La qualité du son est toute aussi splendide que les images, cependant le format demeure le même durant les deux heures complètes et devient légèrement stagnant. Quelques clips d'entrevues et autres moments peu-être plus crus auraient été bienvenus afin de briser le cycle répétitif et l'amosphère aceptisée qui règne.

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