Strikeforce Diablo - The Albatross And The architect (No Idea Records)


Auteur: PUNKMEUP (13 août 2005)
En magasin le: 02 novembre 2004
Cote: 8.5/10

Quelque part entre Rumbleseat, I Hate Myself et Small Brown Bike, la musique de Strikeforce Diablo m’avait marquée sur le fameux sampler Back To Donut de No Idea il y a quelques années. Leur son est typique de ce que No Idea représentait à l’époque, élément qu’on retrouve de Swarm à Twelve Hour Turn, ce petit côté noir mais fougueux qui a fait la gloire de Hot Water Music.

Malheureusement pour nous, Strikeforce Diablo n’a pas produit grand-chose depuis, mais reviennent avec un album intitulé The Albatross And The Architect (novembre 2004). Le groupe aurait cessé ses activités au cours des dernières années, mais ne sont pas restés assis sur leurs steaks pour autant. Tout d’abord, Drew Demaio (guitare et chant) et Matt Sweeting (basse) ont été les sauveurs temporaires du Hardback Café avant sa fermeture définitive. Ensuite, chacun des membres du groupe est depuis longtemps impliqué au niveau musical : Drew avec Assholeparade et The Longest Day Of The Year, en plus de ces jours au sein de Gus, Argentina et The Hoof; Matt, également avec Assholeparade et les « gainesville-all-stars » True North, et auparavant avec Tired From Now On; et ensuite leur batteur Kevin Scott, ex-Blacktop Cadence, ex-The Fireside Project, ex-The Hoof, en plus de son implication actuelle avec White Dove Frisbee Team. Bref, leur pedigree est impressionnant. Ce qui est beau dans tout ça, c’est que dans tout ce que vous allez trouver sur ce groupe, ça vous ramène toujours à la même chose : à un groupe d’individus qui forment une véritable famille, et qui sont définitivement proches pour avoir collaboré ensemble durant des années et s’être côtoyé dans la scène punk de leur ville natale. Strikeforce Diablo est un véritable produit de la scène de Gainesville : des guitares puissantes, mais avec un côté barbouillé, avec une pointe d’ingéniosité dans leurs progressions; la voix qui sait s’adapter à l’émotion du moment; la basse qui bouillonne au fond des compositions, et le drum flotte autour de tout ça. Finalement, on a des compositions qui combinent une foule d’éléments d’une façon telle qu’il devient impossible de cataloguer le groupe.

Le artwork de cet album est tout simplement joli – artistique, mais sobre en même temps, avec un petit côté design sans trop pousser la coche. À découvrir pour les amateurs de Twelve Hour Turn, Drive Like Jehu, ou pour ceux qui ont un peu d’audace.

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