Burns Out Bright - Save Yourself A Lifetime (Deep Elm Records)


Auteur: Cath (26 février 2006)
En magasin le: 14 mars 2006
Cote: 8/10

Punk rock is dead in the trunk and you're asleep at the wheel. (Optimistic Nihilistic)

BURNS OUT BRIGHT sont pissed off. Pas exactement de la même façon que ces groupes qui traduisent leur rage en brutalité musicale; non, le quatuor de la Caroline du Sud est salement frustré relativment à l'état de la scène punk au sens large et par rapport à toutes ces choses par rapport auxquelles l'être humain semble impuissant, et exprime son indignation à travers des paroles qui ont le même effet qu'un bon coup de jus de citron dans une coupure fraîche. Je pourrais insérer ici mille et uns extraits afin d'illustrer mon point, mais je me ferais certainement reprocher encore une fois de m'étirer en longueur. Disons simplement que la simplicité est une arme puissante que le groupe sait utiliser de façon fort efficace (I wrote in pen « no lies » and just signed it with my eyes), mais les textes les plus percutants sont sans contredit ceux reliés à l'aspect business de la musique et de l'état ultra-commercialisé d'une scène qui n'aurait jamais du se retrouver dans la mire du mainstream (we need a new sound right now, not an empty gesture, not a brand name for our back, formulation serves as the spine that you lack).

Je me suis attardée aux paroles avant toute chose car c'est définitivement une partie importante de ce qui fait la force de BURNS OUT BRIGHT; toutefois, leur musique est elle aussi rafraîchissante en offrant un regard noveau sur un style qui pers facilement son intérêt. La sensibilité de THURSDAY, l'énergie de BRAID et une petite touche plus folle sont combinés pour produire un genre de post-hardcore à tendances pop qui est bien le leur. Ils sont un de ces groupes qu'on parvient à reconnaître dès les premières notes; leur signature musicale est déjà clairement forgée. On retrouve dans leur musique le même genre de sincérité touchante comparable à celle des autres AGAINST ME! ou SMALL BROWN BIKE; ils composent des chansons bien étoffées, bien agencées, d'un niveau technique for appréciable et le tout est plutôt impressionnant pour un premier album du groupe. Un cheminement fluide mais remarquable par rapport au EP Distance And Darkness.

Comme si ça ne suffisait pas, on a droit à une unité artistique qui colle à tout ce que le groupe dégage: brouillé et underground tout en demeurant fortement accrocheur et bien de leur temps. Aucune photo du groupe, même pas une liste de remerciements (un simple merci sur l'endos de la dernière page du livret) n'apparaîssent dans la pochette – seulement que leurs humbles paroles sur un fond visuellement très plaisant et l'aveu qui suit: Nearly everything that can go wrong when making a record did go wrong when we made this one. It's been a two-year endeavor filled with late night arguments, bad tours, set backs, and a growing frustration with the almost impossible process of making a career in music that disregards commercial viability, market trend or other things running music today. Ultimately though, music isn't made to be sold, and we hope that this record gives back what's been given to us by so many other bands and albums. Ça c'est punk. L'amertume du groupe est impunément avouée – comme si on n'avait pas encore compris grâce à l'ironie et l'auto-dérision des titres comme When Life Feeds You Lemons Choke On Them And Die, My Other Band Is A xHardcorex Band ou encore The World Is Going To Hell, We Don't Have A Record Deal And I've Never Had A Better Time In My Life.

+ : les chansons de sept minutes passent comme un éclair, et Replication Is The Highest Form Of Replication est tout simplement irrésistible.
- : ça va sûrement prendre un méchant bout avant qu'on ait le plaisir d'entendre ces chansons live parce que les groupes de Deep Elm semblent avoir développé une allergie quelconque à notre province...

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