Sonic Youth - Rather Ripped (Geffen)


Auteur: Cath B. (03 août 2006)
En magasin le: 13 juin 2006
Cote: 9.5/10

SONIC YOUTH, est-ce qu’on a vraiment besoin de faire une présentation de ce groupe quasi légendaire qui roule sa pierre et amasse sa mousse depuis près de vingt-cinq ans? Pas vraiment... Mais bon, pour ceux qui ne les connaissent pas, je vous encourage fortement à tendre une oreille vers leur dernier opus, car c’est un quasi chef-d’œuvre! L’apogée du travail de musiciens talentueux et une expérience de longue date, mêlée à une parfaite chimie entre les membres du groupe donnent un résultat époustouflant.

S’il y avait une trame sonore pour se rendre au paradis, je voudrais que ça soit du SONIC YOUTH! Cet album nous plonge dans le monde de l’indie-rock typiquement Anglais, tout doux, magnifique et réglé au quart de tour. On passe par toutes sortes d’ambiances, mais ça reste doux, sombre, profond, hypnotisant. Vous savez, ce genre d’ambiance que l’on retrouve sur les pièces plus calmes et plus acoustiques de YESTERDAY’S RING (sur El Rancho) et sur les albums d’ INTERPOL? J’adore! Ça soulève des frissons! Je l’ai écouté dix fois en boucle et je l’écoute encore sans arrêt!

Pour le côté de la musique en tant que tel, c’est de l’indie-rock typique comme on l’aime. C’est un rythme doux, efficace mais juste comme il faut, pas endormant et entraînant du même coup. La pièce Sleepin Around bouge un peu plus, prenant des tons plus rock, avec de rares paroles et de longues parties instrumentales. L’arrivée de la bassiste Kim Gordon aux vocales sur What A Waste, Jams Run et The Neutral apporte une bouffée de fraîcheur et un petit quelque chose de vraiment intéressant à l’ensemble. J’aime beaucoup ces albums où l’on retrouve des alternances d’interprètes masculins et féminins au chant (comme le font les BREASTFEEDERS par exemple) puisque ça casse le rythme et ça donne un nouveau visage à un album. Les arrangements sont bien dosés, avec des ajouts sonores en bon nombre et exactement aux bons endroits.

Je voulais également, en terminant, souligner le travail artistique de la pochette. On y retrouve quelques toiles et une photographie réalisées par l’artiste Christopher Wool qui sont vraiment très intéressantes. C’est donc un artiste à découvrir en même temps que l’écoute d’un excellent album d’un band dont la réputation n’est plus à faire.

+ : un incontournable de 2006!

– : l’absence des paroles à l’intérieur de la pochette

Sonne comme : INTERPOL , I AM KLOOT , un peu RADIOHEAD et LADYTRON

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