Poxy - Poxy (Non-Disponible)


Auteur: PUNKMEUP (27 juillet 2005)
En magasin le: 01 janvier 2003
Cote: 7.5/10

Si j’avais à résumer Poxy, je dirais new wave-punk-garage-Turbonegro vs The Hellacopters vs The undertones. Le groupe se catalogue lui-même selon l’étiquette pirate-pop. Composé d’anciens membres des formations locales mémorables One-976 et des Secrétaires Volantes, il ne va pas sans dire que Poxy est le nouveau point focal de Xavier Caféine. Monsieur Caféine, qui n’a besoin d’aucune introduction, se mérite définitivement le titre du musicien montréalais qui ne cessera jamais de rocker; sa réputation précédera à tout jamais le groupe - que cela soit une chose positive ou négative dépend bien sur de votre propre perception de son oeuvre. Disons que dans mon cas, j’avais plusieurs fois entendu parler d’eux sans toutefois avoir entendu leur musique. Peu importe, Poxy a sorti un album éponyme à la fin de l’été 2003 qui a été très bien reçu par la presse locale – en fait, si je me souviens bien, tout le monde était en véritable pâmoison.

J’apprécie la touche new-wave qui plane au-dessus de leurs compositions, mais je décroche sans même m’en rendre compte quelque part vers les deux-tiers de l’album. Le tout commence bien avec Hong Kong Baby, une composition à la fois arrogante et nonchalante, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser que l’enchaînement de la touchante I Am Chemical était des plus réussis. La chanson en tant que telle est tout de même excellente. Le groupe prend une touche plus rock n roll plaisante avec des pièces comme Bad Habits et leur reprise de Suzanne de Leonard Cohen est très réussie. À partir d’ici, je commence à avoir de la misère à énoncer davantage de points forts. L’addition de vocales féminines sur Fine est tout simplement agressante et tombe directement dans le cliché. Glad It Was You manque franchement d’enthousiasme en figurant ainsi au beau milieu d’un album du genre. Avec un peu moins de poli, j’aurais sûrement moins de misère avec le groupe. Il me semble qu’il manque quelque chose de brut, de sale, quelque chose dont on aperçoit l’ombre sur Hong Kong Baby mais qu’on ne retrouve nul part après. Ou peut-être qu’on ne retrouve seulement que dans leurs prestations live…

Quoi qu’il en soit, Poxy demeure un groupe très solide, fort d’expériences passées et de musiciens expérimentés, et qui offre des chansons rock très accrocheuses et accessibles – à un point tel où je m’étonne de ne pas voir leurs mémorables attirails un peu partout à la télé. Poxy regroupe pas mal tous les éléments nécessaires à les propulser bien au-delà de la scène locale. Le groupe se produira au Spectrum en compagnie de nul autre que Plastic Bertrand et du groupe européen Starving le 6 août prochain, spectacle de clôture de la 17e édition des Francofolies (15.50$ + taxes + frais de service).

En savoir plusCritiques les plus récentesLire les commentaires (0)Ajouter un commentaire