The Higher - On Fire (Epitaph)


Auteur: Raph (12 février 2007)
En magasin le: 06 mars 2007
Cote: 6.5/10

Le goût du jour depuis quelques temps? Plusieurs diront du punk dilué plusieurs fois dans des couches plus relaxes et des mélodies relativement pop. Certes, cet arrangement musical ne plait pas beaucoup aux fans de punk dit plus traditionnel comme NOFX, mais quand le marché est présent, les compagnies de disques ne se font pas prier pour l’exploiter. Epitaph ont déjà sous leurs ailes quelques groupes de ce type, mais grâce à leur approche différente, THE HIGHER ne semble pas s’être fait une place en superflu. De plus, le groupe s’est vu offrir un contrat après une seule prestation devant Brett Gurewitz, bien-aimé fondateur de la maison de disques, ce qui prouve qu’ils ne sont pas les premiers venus.

Du côté de l’album, il surprend par sa sonorité grâce à une utilisation de clavier et à divers effets électroniques omniprésents. En effet, dans plusieurs chansons, le synthétiseur se fond dans la musique aussi bien que la guitare ou la basse. On peut donc ainsi approuver ce que dis la biographie du groupe, c’est-à-dire que THE HIGHER mélangent habilement des styles comme le emo, le punk, le rock et même le R&B. La diversité des pièces, qui est normalement une lacune dans ce genre de musique, n’est pas un problème ici. Les pièces s’enchaînent, mais ne se ressemble pas vraiment, mis à part les voix sonnant vraiment comme un groupe emo/pop dans la moyenne. On passe de chansons très rythmées avec un son dansant frôlant presque le JUSTIN TIMBERLAKE (Insurance?, Can Anyone Really Love Young, Histrionics) aux ballades emo classiques (Movement, Our Movie Rules), en passant par des pièces plus rock toujours bien agrémentées de clavier (Guts, Rock My Body). La ressemblance à des groupes très populaires comme FALL OUT BOY est frappante tout au long de l’album tant dans la manière d’approcher la musique que de la jouer, ce qui plait ou déplait. Du côté des paroles, ça ne semble toutefois pas très profond, mais là ne semble pas vraiment le but du groupe puisque des chansons d’amour bien ordinaires côtoient des hymnes de pistes de danses et des textes remplis d’hormones masculines. Révolutionnaires en herbe et activistes sociaux s’abstenir.

Bref, On Fire passera à l’histoire? Probablement pas, mais Tom Oakes, le chanteur, a dit ceci à propos de l’album : « Il va définitivement y avoir des gens qui vont le détester et d’autres qui vont l’aimer, mais je pense que même ceux qui le détesteront vont l’écouter secrètement pour s’endormir. » Alors faites-vous votre propre idée en ayant en tête que THE HIGHER n’a probablement pas comme seul but d’être une copie du stéréotype de groupe pop/emo de l’heure, au moins. C’est très pop (trop?), mais ça sonne l’innovation, il faut juste avoir l’oreille pour, malheureusement.

+ : Une touche d’originalité et un son très facile d’écoute pour tout le monde.
- : L’originalité de l’album s’arrête là où la surdose de musique pop commence.

Pour les fans de : MOTION CITY SOUNDTRACK, MATCHBOOK ROMANCE et FALL OUT BOY

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