Die Hoffnung - Love Songs (No Idea Records)


Auteur: Raph (14 mars 2007)
En magasin le: 03 octobre 2006
Cote: 6/10

Marburger, c’est un nom connu dans un milieu qui l’est beaucoup moins. Les deux frères, experts en punk rock étrange aux mélodies louches, arrangements inattendus et harmonies de voix des plus inusitées, se lancent dans un nouveau projet se nommant DIE HOFFNUNG qui ne laissera pas les fans de leurs anciens groupes mourir d’ennui. Enregistré par Ronnie Cates au mois de juillet dernier, l’album a reçu un accueil partagé dans les médias même si le produit qui nous est présenté est original.

Après avoir piqué la curiosité avec I HATE MYSELF, BURNMAN et PUNG, on ne peut pas vraiment dire qu’ils s’écartent de leur route habituelle, car DIE HOFFNUNG reste un groupe, un duo dans ce cas-ci, qui ne fait rien comme personne. À la première écoute superficielle de Love Songs, on pourrait même penser qu’il s’agit d’un désordre total, de pièces décousues composées par des musiciens qui ont perdu la carte. Bref, un territoire très hostile pour les oreilles à la recherche de mélodies simples et rapidement accrocheuses. La guitare et la voix de Jim, parfois féroces, parfois très douces, nous martèlent les tympans d’un bout à l’autre de l’album. Et plus on essaie de deviner quelle sera la prochaine note ou le prochain son, plus la réalité nous déstabilise. Et que dire de la batterie de Jim? Elle souffre puis elle se tait; ses peaux résonnent en force pour mieux se faire masser gentiment par la suite. Pouvait-on s’attendre à une section rythmique sans basse moins constante, qui pourtant colle si bien au tout? Les chansons sont si étrangement fignolées, qu’on pourrait avoir de la difficulté à sortir un quelconque talent musical du produit final, mais ce sera que trop mal le connaître. Souvent, il s’agit de réussir à percer la muraille de l’artiste pour en apprécier grandement son talent, mais il est clair qu’il s’agit d’un travail assez difficile pour l’auditeur.

Love Songs est un album pour public averti, car la vulgarité du son n’a d’égal que sa complexité. Certains groupes nécessitent une période d’adaptation beaucoup plus longue que d’autres et c’est pourquoi il faut prendre son temps avant de se faire une opinion face à cet album. Tout de même, c’est pourtant avec à peu près la même recette, à une dose d’agressivité près, que Jim et Jon aidé d’un bassiste obscur avait gagné leur nom sous l’emblème I HATE MYSELF. Les frères Marburger, génies ou givrés? La question se pose…

+: Inimitable, quoique louche.
-: Absence totale de la moindre parcelle de musique accrocheuse.

Pour les fans de : I HATE MYSELF, BURNMAN et PUNG

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