Rancid - Let The Dominoes Fall (Hellcat Records)


Auteur: Etienne (15 juin 2009)
En magasin le: 02 juin 2009
Cote: 8/10

C’est avec anticipation qu’est arrivé dans les magasins le septième album du groupe californien RANCID . Plusieurs se demandaient comment allait être leur son après un répit de six ans. L’attente aura-t-elle valu la peine?

Let the Dominoes Fall joue depuis moins de dix secondes qu’on entend très bien le son punk rock classique du quatuor. Une bonne entrée en matière avec East Bay Night. Le premier simple, Last One To Die, est aussi un bon exemple que le groupe peut encore composer des hymnes accrocheurs sans trop commercialiser l’essence punk qui les anime. Une excursion vers les ballades acoustiques à saveur country est tentée avec les pièces Civilian Ways et The Highway. Pas déplaisant comme tentative, mais pas complètement convainquant non plus.

Ce premier simple donne le ton pour ce qui est des textes de ce disque. RANCID chante sur ce qu’il connaît le mieux, soit lui-même, sa Californie natale et ses expériences de vie. Ce type d’écriture a malheureusement tendance à avoir ses hauts et ses bas. Il est difficile de se sentir interpellé par chacune des pièces.

Dans les précédents efforts, Tim Amrstrong et Lars Frederiksen s’échangeaient les tours de chants, avec quelques incursions de Matt Freeman. C'est la même routine cette fois. Bien que les pièces chantées par Armstrong soient agréables dès la première écoute, c’est celles de Frederiksen qui finissent par sortir du lot. Il détient un plus grand éventail de chant que son collègue qui n’arrive jamais à faire décoller sa voix, mais c’est probablement la principale caractéristique d’Armstrong alors peut-on vraiment lui reprocher? Pour ce qui est de Freeman, disons que la seule et unique pièce où il prend l’avant scène, L.A. River, aurait facilement pu être oubliée avant le choix final des chansons qui figurent sur Let the Dominoes Fall sans décevoir personne.

Les albums de RANCID ont toujours eu leurs bons moments ainsi que des pièces que l’on peut qualifiées de « remplissage », c’est encore le cas ici. Les californiens ne se sont pas éloignés des chemins battus, mais ne se sont pas enlisés dans leur propre catalogue non plus. Ce septième album saura charmer les fans d’antan et servira aussi comme portée d’entrée pour quiconque n’aurait pas encore écouté un leur album.



+: On retrouve le Rancid qu'on aime
-: Certaines pièces sans saveur

Chanson préférée: Skull city

Genre musical: Punk Rock

Pour fans de: OPERATION IVY, DILLINGER FOUR, NOFX

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