Les Breastfeeders - Les Matins de Grands Soirs (Blow The Fuse Records)


Auteur: Math L. (23 janvier 2007)
En magasin le: 15 août 2006
Cote: 9/10

La dernière fois que j’ai vu les BREASTFEEDERS, c’était à Sherbrooke au classique bar Café du Palais. XAVIER CAFÉINE assurait la première partie de ce spectacle, présentant tout comme les BREAST, son tout nouvel album. Les premiers accords de guitares n’étaient même pas amorcés que tout le monde était déjà debout sur les tables et les chaises pour cette sympathique formation aux allures surf/punk/garage. Leur deuxième album en carrière venait tout juste d’être lancé.

Les Matins de Grands Soirs est le titre du deuxième ouvrage du groupe. Avec Déjeuner Sur l’Herbe, leur premier disque paru au printemps 2004, les BREASTFEEDERS ont réussi à se faire découvrir petit à petit sur la scène québécoise pour ensuite émerger sur la scène artistique qui ne fait qu’en redemander. Qui n’a jamais entendu J'pourrais Pas Vivre Avec Toi, qui fut numéro un sur plusieurs décomptes radiophoniques et qui ne passait carrément pas inaperçu. Sextuor montréalais, les BREASTFEEDERS, c’est de la musique funny comme on dit. C’est deux chanteurs ensemble pour donner un heureux mélange sonore et énergique. Un homme, Luc Brien alias Noiro Sansloi, auteur-compositeur, chanteur soliste et à la guitare rythmique, et une femme, Suzie Mc Lelove, chanteuse, à la guitare rythmique et photographe à ses heures. Au printemps 2006, les BREASTFEEDERS sont de retour en force avec Les Matins de Grands Soirs. Enregistré à Montréal dans les studios Breakglass et Beatbox par Ryan Battistuzzi (MALAJUBE, YESTERDAY’S RING,etc.), cet ouvrage québécois se retrouve selon moi dans la lignée des indispensables albums de 2006-2007.

Les Matins de Grands Soirs s’ouvrent avec Viens Avec Moi, pièce qui annonce très bien le son plus garage, corrosif mais toujours très vivant. Sans pour autant délaissé son côté années '80 avec une touche de Yé-yé comme on le retrouvait dans Déjeuner Sur l’Herbe, le groupe adopte une position plus mature dans leurs textes ainsi que dans la sonorité riche et distincte à la fois de cet album. Tout Va Pour Le Mieux Dans Le Pire Des Mondes, Funny Funiculaire et Pas Sans Saveur se veulent déjà des succès instantanés par leur mélodie grinçante et accrocheuse à souhait tandis que Tuer l’Idole est d’une intensité parfaite et irremplaçable. En plus de tout cet amalgame de styles musicaux (piano, violon, beaucoup de guitares et même de la cornemuse), lorsque nous nous attardons aux textes de Brien, on redécouvre une deuxième fois l’album en n’écoutant plus jamais de la même façon chacune des quatorze pièces de l’opus. Dommage parfois qu’on ne puisse pas toujours bien entendre toutes ces paroles pour encore plus rendre justice au disque.

La valse des secondes s’étiole
En tourbillon, en course folle
Il est des nuages comme une vie
Qu’on veut garder quand le ciel fuit


Bref, il n’y a pas grand-chose d’autre à dire que de vous lancer dans les bacs pour vous procurer cet album puisque ça sonne vraiment fort. Je veux le revoir en spectacle! Encourageons nos artistes d’ici, pas besoin de chercher si loin, ils sont bel et bien talentueux.

+ : Pour l’ensemble des guitares et la voix de Brien, qui se mélangent trop bien ensemble avec les compositions.
- : Bon enchaînement de pistes, mais j’aurais aimé de plus grands contrastes.

Pour les fans de : LES VULGAIRES MACHINS, XAVIER CAFÉINE, THE VINES

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