Millencolin - Kingwood (Epitaph)


Auteur: PUNKMEUP (30 avril 2005)
En magasin le: 12 avril 2005
Cote: 7.5/10

Est-ce qu’on peut vraiment reprocher à un groupe de vieillir et de murir? La question se pose à chaque nouvel album de Millencolin. Avec Kingwood, le groupe poursuit sur sa lancée de Home Away From Home. Le groupe joue un punk rock dénudé de tout ska; une fois ce fait accepté (pour le meilleur ou pour le pire), on doit aller de l’avant et écouter l’album avec un esprit ouvert. Celui-ci s’ouvre sur Farewell My Hell, l’emblème même de ce qu’est devenu Millencolin : un punk rock rapide, propre, professionnel. Je m’ennuie personnellement du côté garage, coquin, juvénile de chansons comme Nosepicker. Leur musique symbolisait la montée du punk : quelque chose de frais, de fougueux qui se fout des critiques et de ce que les autres pensent. Personne ne savait vraiment où ils s’en allaient, mais ils y allaient qand même.

Mais fermons la parenthèse et revenons à Kingwood. L’album donc n’est pas pour autant sans intérêt. La deuxième pièce, Birdie, a un excellent riff qui tombe plus du côté du rock mais reste solide. Le groupe expérimente un peu plus, surtout à la guitare. Cela aère la chanson et permet au groupe de ne pas tomber dans un moule. Simple Twist Of Hate est la seule pièce punk ravageuse et aussi la plus courte avec ses 1 :29. C’est de loin la plus riche et ma préférée de tout l’album.

Je me rappelle d’une vieille entrevue de Fletcher, de Pennywise. Il disait que lorsqu’il achetait un CD d’un groupe, il s’attendait à certaines choses. S’il voulait écouter du punk et que le groupe était devenu ska, il n’écoutait tout simplement pas l’album, même s’il était bon : il était venu pour du punk, et s’il ne l’avais pas, il ne voulait rien d’autre. J’essaie fort de combattre cette mentalité, mais à la fin, je crois que j’ai perdu.

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