Grim Skunk - Fires Under The Road (Indica Records)


Auteur: Fred (22 novembre 2006)
En magasin le: 31 octobre 2006
Cote: 8.5/10

Pour plusieurs gens de ma génération, GRIM SKUNK ont été rien de moins que des icônes pendant nos années de rébellion du secondaire. Leurs chansons jouaient dans tous les partys et à la radio étudiante, du moins aussi souvent que ce n’était pas les fans de hip-hop au micro. Bref, pas des dieux, mais pas loin. Cette image du groupe s’est vite évaporée quand Seventh Wave est tombé entre nos mains. Ajoutons à ça quelques performances live en dessous des standards auxquels ils nous avaient habitués et quatre ans d’absence; nous avions toutes les raisons de croire que c’était le début de la fin. C’est donc craintif que j’ai écouté Fires Under The Road; craintif d’enterrer mes idoles d’antan.

Je vais immédiatement cesser le suspense: GRIM SKUNK ne sont pas morts! Fires Under The Road est en quelque sorte un album qui compile les dix-huit années de musique du groupe, de Autumn Flowers à Seventh Wave en mettant toutefois de côté les influences ska et reggae. À travers les quelques pièces pop punk/rock et la chanson un peu rap à la ZEBRAHEAD avec des paroles dignes de Autumn Flowers (Wakin And Bakin), on retrouve le bon vieux punk plus hardcore de MELTDOWN, le côté psychédélique des débuts de la formation et surtout, à notre grand plaisir, une présence importante du clavier martelé par les doigts de Joe. Alors que l’album débute en suivant les traces de Seventh Wave, il change drastiquement de direction à la sixième piste, Vive Le Québec Libre, une chanson rapide qui livre un message pour le moins direct sur la société québécoise; une des meilleures du groupe depuis dix ans. Après quelques pièces issues de la fusion entre le trip de Autumn Flowers et un punk/rock plus accessible, on retourne dans le passée avec l’intro au clavier d’église de We Are Lords rappelant Ouverture In E Minor ou Mahmoud’s Dream, bref un candidat parfait pour amorcer les shows du Spectrum. On se croise les doigts… La pièce s’enchaîne avec Power Corrupts, un morceau plus hardcore qu’on aurait pu sortir directement des archives de Fatal Illness après l’avoir trempé dans la sauce de l’album éponyme. Un combo qui allumera la foule autant que Ouverture In E Minor et Ripga!

Même si on a été habitué à ces mélanges éclectiques dans le passée, je dois avouer qu’il faut quelques écoutes afin de digérer le tout qui semble, à première écoute, être un parfait bordel. D’ailleurs, la pièce Parfait Perdant pourrait sortir directement d’un album de GROOVY; pas que c’est mauvais, mais ça semble un peu gratuit. Malgré cette confusion, on a vite envie de réécouter l’album. Après quelques écoutes, on finit par démêler le tout et on s’aperçoit qu’on a entre les mains un album qui est assez solide. Des pièces comme Divide And Conquer, Worldly Grace et Blown To Pieces sont d’excellents exemples de fusion entre le nouveau et le vieux GRIM qu’on finit par apprécier. Bref, fans de la première heure, réjouissez-vous, car GRIM SKUNK ne sont pas morts!

+: Le retour du clavier et la fusion de tous les styles du groupe sur un même album.
- : Le mélange est un peu difficile à avaler initialement et l’ordre des chansons est douteux.

Pour les fans de: GRIM SKUNK de toutes les époques (GRIM SKUNK possède un son unique et c’est un crime punissable de ne pas le connaître!)

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