Monikers - Eat Your Young (Kiss Of Death Records)


Auteur: Cath (05 février 2007)
En magasin le: 31 octobre 2006
Cote: 8.5/10

La réputation de Ryan Seagrist sera probablement à tout jamais imprégnée de ces quelques années passées au sein de DISCOUNT, un trio charismatique qui avait rapidement gagné l'affection de la marge à la fin des années 90. Après trois albums, la formation de Vero Beach se séparait et c’est alors qu’on voyait notre chère Allison aller se perdre en compagnie de Jamie Hince pour former THE KILLS et leur musique électro-bizarre.

MONIKERS est une toute autre histoire que DISCOUNT. Rapportons avec soulagement que Seagrist, au lieu de salement pousser les limites de la lancée pop-punk entamée pas son ancien groupe, revient à la source en dévoilant une influence évidente de la part des incontournables CRIMPSHRINE et JAWBREAKER au sein de cette jeune formation. MONIKERS mise gros sur la méthode du verset plus sombre et du refrain plus entraînant, une voix râpeuse, une production modeste qui laisse toute la place à l'énergie sans chercher à parfaire quoi que ce soit.

Eat Your Young est un premier EP pour le groupe, qui se montre convaincant malgré un enregistrement d'à peine plus d'une dizaine de minutes. Honorant en cinq titres les normes revendiquées par l'étiquette de Brian Lippincott (NEW BRUISES, ex-MID CARSON JULY), le produit est fruste et un peu sauvage, mais surtout honnête et de qualité surprenante.

Des influences évidentes s'infiltrent dans la musique du groupe. Échangez le ton rauque de Seagrist pour celui de Blake Schwarzenbach sur The Information, et vous avez un classique de JAWBREAKER circa 24 Hour Revenge Therapy. Two Stories et Holiday s'approchent assez dangereusement de ce à quoi on associe systématiquement NONE MORE BLACK, tandis que la fantôme de LEATHERFACE se fait sentir d'une façon assez évidente sur Mirror Images. Cette dernière présente le petit côté plus mélancolique de MONIKERS qui, bien dosé, est un atout formidable pour la formation. Eat Your Young se termine avec une pièce acoustique (qui sonnerait tout aussi bien en version électrique) qui laisse place à des arrangements un tantinet plus délicats au niveau de la guitare, en plus d’introduire une pointe de glockenspiel – quelque chose digne du classique The Other Side of the Coin, quoi. Morale de cette histoire, si un band comme NONE MORE BLACK arrive à signer sur le plus gros des indies et à partir en tournée un peu partout, la même chose est possible pour ce trio.

+ : Design de pochette remarquable; un début très solide pour le groupe
- : Quatre pièces nous laissent sur notre faim

Pour les fans de: NONE MORE BLACK, KID DYNAMITE, JAWBREAKER, THE FALCON, ANN BERETTA.

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