Closedown - Deflexion And Polarities (Freedumb Records)


Auteur: Cath (02 novembre 2005)
En magasin le: 05 septembre 2005
Cote: 7.8/10

CLOSEDOWN est un groupe de Trois-Rivières qu’on pourrait, si on voulait être paresseux et pour le besoin de la cause, classifier dans la grande famille du hardcore/screamo. Par contre, dès la première écoute de Deflexion And Polarities, on réalise immédiatement que, malgré quelques points lassants qui viennent un peu souiller le tableau, le groupe s’acharne à produire quelque chose qui sort de la l’enclos stéréotypé dans lequel vous vous imaginez qu’ils puissent bien se camper.

Mon premier coup de cœur avec CLOSEDOWN c’est inévitablement le hurlement d’Alex Bujold, qui n’est pas sans rappeler celui de Dennis Lyxzén, explosif et percutant comme il se doit. Il faut également mentionner, dans les premiers points forts, leur section rythmique qui est carrément époustouflante. À ce sujet, on pourrait tirer certaines comparaisons à THE BLED mais en un petit peu moins heavy et frénétique. On comprend aussi en trois secondes et quart que les gars sont des fans de BOTCH avec leur mélange de guitares assonantes et de breakdowns lourds, mais auquel ils ajoutent mélodies irrésistibles qui s’insèrent dans leurs compos d’une façon tout à fait honorable.

Effectivement, on a pas ici affaire à un band carrément hardcore – CLOSEDOWN comporte sa petite signature plus mélodique qui rappelle SILVERSTEIN par moments. Les vocales sont partagées entre deux mecs dans le groupe – l’autre voix, plus douce, appartient à David Lavergne. C’est pratiquement grâce à elle seule qu’on peut coller la partie « emo » de screamo dans le dos de CLOSEDOWN, parce que c’est bien le seul élément qui les retient de se faire traiter de band hardcore à proprement parler. Mais disons que malgré cela, la place accordée au petit côté plus sensible est de bien moindre importance relativement à celle qui est donnée à l’aspect furieux et déchaîné du groupe. Chose étrange, la pièce titre de l’album est celle qui me parle le moins. Je préfère bien d’avantage quelque chose qui ressemble à la première moitié de I Always Hated Dancing With A Burning Mannequin qui, selon moi, reflète très bien le côté si saisissant du groupe en spectacle. CLOSEDOWN semble avoir un goût assez prononcé pour les samples – ils sont présents tout au long de l’album. Moi aussi j’adore ce genre de trucs, mais beaucoup plus selon l’usage qu’en font des groupes comme AN ALBATROSS ou BLOOD BROTHERS malheureusement. J’aime d’autant moins ce que j’entends quand je dois me taper pratiquement le même son de bulle qui éclate, style jeu vidéo, sample après sample… Murder At The Discotheque, l’interlude emo-électro qui fait un genre de pause avant la dernière pièce du EP – désolée, mais ça me trouble assez intensément… Ce qui m’amène à vous parler de cette imagerie qui ne fait que me rappeler GRADE circa Headfirst Straight To Hell, comme par exemple des références du genre A fading gracious beauty is killing precious lives with a white knife and a black soul ou bien I’m feeding the grubs on your wounds. J’ai toujours eu un peu de misère avec ce genre de truc, mais je me dois tout de même de noter qu’on trouve tout de même dans les paroles de ce EP une bonne couple de lignes foutrement excellentes.

Prenez mes commentaires pour ce que ça vaut – c’est après tout l’opinion d’une seule personne et, si ça peut en rassurer quelques-uns, CLOSEDOWN font très très bonne figure dans la liste des groupes d’ici qui m’ont beaucoup impressionné cette année. J’ai bien hâte de voir ce qui va ressortir d’un album complet du band car, si on enlève l’intro parlée et cet interlude de deux minutes à peine, Defelxion And Polarities ne nous offre seulement que cinq chansons. J’ai malheureusement une mauvaise nouvelle pour ceux qui planifiaent aller les voir à l’Inco le 11 novembre – c’est CANCELLÉ… Par contre, vous pourrez vous reprendre au POLARFEST avec, entre autres, BREAK THE SILENCE, FURTHER SEEMS FOREVER, SAMIAM, CHOKE, AGAINST ALL AUTHORITY, THE QUEERS et THE BEAUTIFUL MISTAKE!

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