How It Ends - Beloved (Thorp Records)


Auteur: Alexis Charlebois (collaboration spécial (16 novembre 2005)
En magasin le: 12 juillet 2005
Cote: 7/10

Quand Catherine m’a remis cet album il aurait déjà du être critiqué depuis longtemps. Puis j’aurais à mon tour dû avoir remis cette critique depuis longtemps. Maintenant Catherine doit se dire qu’elle n’aurait jamais dû me donner cet album pour en faire un review et même qu’elle aurait préféré ne jamais me rencontrer en premier lieu. Mais je tiens tout de même à faire la critique de ce disque car il en ressort définitivement quelque chose d’intéressant qui vaut la peine d’être couvert. L’étiquette Thorp est sur une bonne lancée depuis quelques années en multipliant les sorties de bons albums et en offrant une bonne promotion à ses groupes. Disons que dernièrement c’est surtout la sortie de l’album de RAMALLAH, comprenant White Trash Rob de BLOOD FOR BLOOD, qui a beaucoup attiré, avec raison, l’attention sur ce label.

De leur coté, HOW IT ENDS n’ont aucun membre connu qui pourrait faire en sorte d’attirer une quelconque attention particulière sur eux. Disons même qu’à une simple écoute comme ça, sans trop être attentif, on serait même porté de repousser l’album du revers de la main en se disant simplement: «Un autre clone de HATEBREED.» Mais nous aurions tort et ne ferions pas justice à Beloved le deuxième album de ce groupe de Philadelphie qui fait suite à leur album précédent So Shall It Be paru sur la même étiquette en 2003. HOW IT ENDS ne font pas dans le hardcore très gentil et ne se gênent pas pour cracher leur haine, leurs déceptions et leur dégoût à la face à la face du monde. À toute les fois que j’entends ce genre de groupe qui mélange le hardcore bien pesant et des breakdowns métal bien placés avec un chanteur à la voix contenant une touche de Oi! je ne peux m’empêcher de penser à l’Amérique sale que l’on voudrait bien cacher. Les familles vivant dans les parcs de maison mobiles avec un père trop saoul pour faire autre chose que de crier après sa femme tout en étant écrasé dans son sofa sale vêtu de sa camisole wifebeater en regardant un soap pourri à la télé. L’Amérique des enfants abusés. L’Amérique d’une jeunesse qui ne goûtera jamais à la vie qu’elle voit à la télévision. L’Amérique des pauvres et de ceux que l’on aime bien appeler, pour se donner bonne conscience, les unpriviledged. C’est exactement cela que je vois quand j’entends HOW IT ENDS. Cette Amérique qui veut rappeler qu’elle existe bel et bien.

Oui cet album contient des passes que l’on a déjà entendues des tonnes de fois et ne réinvente absolument rien dans le genre métal/hardcore. Mais il reste que c’est bien fait et honnête. Musicalement on peut facilement faire un rapprochement entre le son de 100 DEMONS et de HOW IT ENDS. La voix du chanteur de ces derniers nous rappelle aussi grandement celle de Pete Morcey et cela est un point extrêmement positif si vous vous foutez un tant soit peu de mon humble avis.

Quand on connaît la popularité que connaît présentement le monde metalcore il n’y a pas de raison pour que la horde de fans de ce genre musicale ferme les yeux devant cet album.

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