Big D And The Kids Table - Fluent In Stroll (Side One Dummy Records)


Auteur: Etienne (28 juin 2009)
En magasin le: 07 juillet 2009
Cote: 6/10

Le groupe du Massachusetts revient cette année avec son sixième album, Fluent in Stroll. Tous s’attendent à un ska/punk dansant et plaisant à écouter l’été lors d’une belle journée ensoleillée. Les membres de Big D en ont décidé autrement par contre.

L’album est d’un minimalisme étonnant. Évidemment, personne n’attendait un album révolutionnaire avec des expérimentations sans fin du côté musical, mais personne n’attendait quelque chose d’aussi épuré. Complètement basé sur des rythmes de batterie simple accompagnés de guitares reléguées à l’arrière plan et de cuivres sporadiques, la dernière sortie du septuor laissera plusieurs fans sur leur faim.

L’album se dirige dans une direction que le groupe n’avait jamais vraiment explorée. Une sorte d’hybride entre le ska, le reggae et la pop. Les références à Cake sont faciles lors de certaines chansons, comme Describing The Sky, mais malheureusement peu efficace. Des choristes féminines ont été ajoutées sur quelques pièces et, encore la, on s’éloigne à des lieux de ce que faisait la bande de David McWayne auparavant. Les choristes amènent une ambiance très sixties, j’ai même quelque fois pensé à l’époque Motown en écoutant I,I,I et Fluent In Stroll.

Le changement affecte aussi la façon dont les chansons sont livrées. Souvent, on oscille entre le chant et rap. Ce changement n’affecte pas particulièrement la qualité de l’album, puisque McWayne est efficace dans les deux situations.

Par contre, là où l’album prend encore plus de plomb dans tout son corps c'est sur l’aspect des textes. Très peu variés, ceux-ci renforcent l’impression de minimalisme imposé dans la conception de ce disque. Avec un album minimaliste, on s’attend à quelque chose de court et léger, pourtant l’album est lourd et difficile à écouter en totalité. Pratiquement chacune des chansons semble s’étirer à n’en plus finir, et ici, le manque de variation dans les textes est en grande partie responsable.

On retrouve tout de même quelques chansons réussies, qui ont néanmoins les caractéristiques énoncées auparavant, Not Fucking Around et My Thoughts Take Me Away sont deux exemples que l’expérience n’a pas été faite en vain.

Big D and the Kids Table n’ira probablement pas chercher ses anciens fans avec cet album peut-être réussira-il à séduire un nouveau public, mais la recette n’est pas encore à point, alors cela serait surprenant. Fluent in Stroll sera soit un album de transition ou bien un album d’égarement de la part du groupe.

+: Minimalisme clairement assumé
-: L'album semble interminable

Chanson préférée: Not fucking around

Genre musical: Ska/punk

Pour fans de: CAKE, LESS THAN JAKE,

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Only thieves - Greetings from levy park, T.H.L. (Indépendant)


Auteur: Phil (18 juin 2009)
En magasin le: 18 juin 2009
Cote: 8/10

Le style d’ONLY THIEVES ne se décrit pas en un mot. J’ai en fait bien du mal à le décrire. Leur son ne comporte rien de trop dépaysant mais rien qui nous rappelle vraiment un groupe en particulier. J’aurais de la difficulté à savoir d’où ces trois gaillards tirent leur inspiration. Ils se disent inspirés des groupes des années 80 et 90, ce qui ne nous donne guère plus de détails.

Bon, je suis un peu mal parti pour vous éclairer, je vous conseille donc d’écouter les extraits sur leur myspace, vous comprendrez où je veux en venir. Ce qui est certain, c’est qu’ils réussissent à faire beaucoup avec peu. Ils ne sont que trois et utilisent rarement l’ajout de pistes supplémentaires comme le font souvent les trios. Pas besoin, la simplicité du son en fait la beauté. Jeremy Barnes possède une voix bien honnête et réussit à être très créatif avec sa guitare, mais rien n’est compliqué. Les lignes de basse et de batterie se traduisent de la même façon, elle sont toutes simples mais remplissent merveilleusement bien leur tâche. En fait, rien ne sort de l’ordinaire mais tout est essentiel. Le groupe se suit du début à la fin. Pas de solos ou de mise en valeur d’un membre en particulier. Les périodes plus intenses sont issues d’un bel effort collectif, et souvent d’une partition vocale fougueuse. Vraiment, j’ai rarement entendu des chansons sonné aussi bien tout en étant si simple depuis peut-être l’album vert de WEEZER. ONLY THIEVES et l’opus Greetings From Levy Park, T.L.H. n’arrive peut-être pas au même niveau et sonne beaucoup moins pop, mais l’approche est un peu le même, ils utilisent la distortion avec parcimonie et mettent l’accent sur la voix. À bien y repenser, on pourrait peut-être inventer un terme pour décrire leur style : pop agressif (ouf!, pas sur).

En gros, il s’agit d’un bon achat pour les vacances estivales. Rien de trop percutant ou de demandant mentalement, juste un bon disque pour enfiler des petites Corona à un rythme satisfaisant au bord de la piscine.

+: Original, rafraîchissant
-: Un peu court

Chanson préférée: I Got Left Behind

Genre musical: pop, alternatif

Pour fans de: WEEZER, THE GASLIGHT ANTHEM

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North Lincoln - Midwestern Blood (No Idea Records)


Auteur: Isa (17 juin 2009)
En magasin le: 09 juin 2009
Cote: 8/10

Basé à Grand Rapids, une ville populeuse du Michigan, NORTH LINCOLN se démène pour sortir du lot et faire carrière dans ce qui leur est le plus cher, la musique. Ayant déja travaillé avec AGAINST ME!, DILLINGER FOUR, HOT WATER MUSIC, LESS THAN JAKE et RIVERBOAT GAMBLERS pour ne nommer que ceux-ci, la formation est associée à No Idea Records depuis 2005. L'étiquette a produit et réalisé leur tout premier long jeu Truth Is A Menace et est revenue de la partie pour leur petit dernier Midwestern Blood. Il est fraîchement sorti ce 9 juin dernier.

Sur une note explosive, le résultat du labeur de ces jeunes américains présente un punk rock sans limite, le tout en restant le plus simple et modeste. Ce trio nous a façonné onze chansons, plus passionées les unes que les autres. Leur style est comparable à JAWBREAKER mixé à PROPAGANDHI mais avec moins d'envergure. Les pièces sont rapides et décapantes. Elles s'enchaînent de façon magistrale et c'est My Summer Spent Indoors qui débute le bal sur un tempo fracassant. Ce ton peu subtil et énergisant poursuit cette lancée jusqu'au dernier accord. Un peu hardcore sur les bords, la chanson Remember est la plus diversifiée. No Turning Back se laisse désirer en promettant une balade et se fait surprenante en déclanchant une explosion de guitares déchâinées vers le milieu. Sibblings et Bridge Jumpers se veulent envahissante et créent un tout en faisant un pont entre les pièces qui peuvent se montrer tantôt plus aggressives tantôt plus douces. Cette jeune formation a encore beaucoup à prouver mais ils ont déjà su nous démontrer une chose, la persévérance est payante.

C'est sans doute un album hyper prometteur pour NORTH LINCOLN, leur travail d'arrache pied en est récompensé car ils nous lèguent entre les mains du matériel dont ils peuvent être extrêmement fiers. Surveillez les de près car ils prendront d'assaut la scène punk rock américaine et peut être pourrons-nous les voir se pointer le nez au Québec sous peu. Ainsi nous pourront constater si le résultat live est aussi percutant qu'il l'est sur disque.

+: Son excellent
-: Album trop court

Chanson préférée: Sibblings

Genre musical: Punk rock

Pour fans de: RISE AGAINST, BELVEDERE, JAWBREAKER

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Transit - Stay home (Run For Cover Records)


Auteur: Phil (15 juin 2009)
En magasin le: 14 avril 2009
Cote: 8/10

TRANSIT est une des nombreuses formations punk rock qui nous viennent de la ville par excellence du sport professionnel, Boston. Alors que les Bruins et les Celtics sont éliminés, il ne reste plus que les Red Sox et le punk rock pour vous occuper cet été. Bon, il y a certainement autre chose à faire, mais nous nous en tiendrons au punk rock. TRANSIT nous avait lancé son premier album complet l’année dernière et vient tout juste d’en sortir une nouvelle édition avec nouvelle pochette le 7 mai dernier. Curieusement, ils ont lancé Stay Home, une petite plaque contenant 6 titres quelques jours auparavant, soit le 14 avril. Il n’en fallait pas plus pour découvrir une jeune formation bourrée de potentiel.

L’album débute avec la chanson titre Stay home . Cette première pièce donne très bien le ton. On parle d’un punk rock qui n’est pas des plus lourd mais qui contient une petite touche d’agressivité juste suffisante pour nous donner un peu d’énergie. En général le tout contient de belles mélodies et des partitions vocales qu’on adopte facilement. Ce n’est certainement pas un son très original, mais ils utilisent une formule qui marche très bien. Ils arrivent à placer quelques bons bridges aux moments opportuns et gardent des structures musicales plutôt simple. Ce n’est pas trop redondant, mais il faut dire que l’album comporte seulement six titres tous très courts. Ça l’aurait peut-être été un peu mieux si l’album était plus long.

Il s’agit somme toute d’un bon disque qui s’écoute très bien d’un trait. Ce n’est rien de très rafraîchissant mais c’est sans aucun doute un groupe à découvrir. Vous adopterez dès la première écoute.

+: Très bon dès la première écoute
-: Drôle d'idée de sortir seulement 6 titres

Chanson préférée: Riverside

Genre musical: punk rock mélodique

Pour fans de: LIVING WITH LIONS, BRAND NEW, THE GET UP KIDS

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Anti-Flag - The People Or The Gun (Side One Dummy Records)


Auteur: Nicolas (15 juin 2009)
En magasin le: 09 juin 2009
Cote: 7/10

ANTI-FLAG est le groupe punk qui m’a le plus influencé lorsque j’étais plus jeune. J’ai passé des heures à écouter tous leurs anciens disques et à regarder le DVD Death Of A Nation. Les années ont passées et le groupe a senti le besoin de jouer dans la cours des grands de l’industrie de la musique et la formation a signé un contrat avec RCA. De ce contrat sont issus les albums For Blood And Empire ainsi que The Bright Lights Of America. Peu de temps après, la formation a lancé un album intitulé A Benefit For The Victims Of Violent Crime qui était un hommage à la sœur du bassiste qui s’est fait assassiner.

C’est le 9 juin dernier que la formation originaire de Pittsburg a lancé son neuvième album studio intitulé The People Or The Gun. Cette fois-ci, la formation a décidé de se séparer de RCA et a lancé son disque sur deux étiquettes : A-F Records et Side One Dummy. La formation aurait-elle décidée de retourner à ses racines et de produire un album punk simpliste?

Eh oui! Pour cet album, la formation nous offre un opus de onze chansons (incluant une chanson cachée) assez simplistes. Le premier single de l’album est When All The Lights Go Out. Avec un vidéoclip contenant autant de feu, nous pourrions nous attendre à recevoir un album de feu! Mais non, détrompez-vous, ce n’est pas le cas.

Bien que l’album s’écoute bien, les vieux fans d’ANTI-FLAG comme moi seront déçus de voir que la formation a gardé le même son que sur les trois albums précédents. Plusieurs chansons de l’album sonnent exactement comme certaines chansons retrouvées sur leurs anciens albums… Nous avons entre autre droit à une chanson (You Are Fired) qui ressemble étrangement à la chanson State Funeral qui elle ressemblait énormément à la chanson Death Of A Nation. De plus, nous pouvons aussi voir que la chanson This Is The First Night ressemble étrangement à la chanson One Trillion Dollar$.

Bien qu’il semble que je sois en train de démolir cet album, j’ai bien aimé certaines pièces. La deuxième chanson de l’album (Economy Is Suffering… Let It Die) sonne très bien même si je lui reproche d’être un peu trop pop accrocheur. Une chose forte intéressante c’est qu’en spectacle, le public pourra chanter tout au long des pistes de cet album car il a été écrit (à mon avis) pour que la foule "sing along"!

Si nous nous attardons un peu sur les textes, les membres parlent encore du système de merde dans lequel nous vivons, des grosses corporations (RCA?!?) et de la révolution. Rien de nouveau quoi…

Instrumentalement parlant, ANTI-FLAG n’a jamais été un groupe se démarquant énormément par ses solos de guitares. Les guitares sonnent exactement comme sur les anciens albums et par moment, nous pouvons entendre des riffs qu’ils ont déjà utilisés dans deux ou trois chansons. Pour ne citer qu’un exemple nous pouvons parler du pattern de guitare de la chanson We Are The One qui sonne comme du réchauffé de la part d’ANTI-FLAG. Cependant, je dois admettre que le bassiste de la formation (Chris #2) est un virtuose à la basse. Tout au long de l’album, il enchaine des passes de basses folles tout en criant en même temps!

Parlant de ce fameux bassiste, je pense qu’il serait mieux pour lui de continuer de crier et de ne pas essayer de chanter comme il l’a fait pour la pièce The Gre(A)t Depression que l’on retrouve sur l’album The People Or The Gun. Je ne sais pas si c’est seulement moi qui devient paranoïaque mais il me semble que ce bassiste commence à prendre de plus en plus de place au sein du groupe. Depuis son arrivé, il y a de cela plusieurs années, il est devenu le centre d’attention et il semble toujours en demander plus. Bien que je sois convaincu qu’il soit un gars super, j’ai la vague impression qu’il essai devenir le Pete Wentz du groupe.

Bref, The People Or The Gun n’est définitivement pas le meilleur album d’ANTI-FLAG mais il semble que la formation soit peut-être sur le bon chemin pour nous offrir un prochain album ressemblant à A New Kind Of Army ou bien même Underground Network. Il est cependant triste de constater que cet album sonne comme du déjà-vu et du réchauffé. À mon avis, ils auraient du doser le contenu pop et accrocheur mais bon que voulez-vous, il ne m’ont pas invité en studio avec eux pour les conseiller… Gardons espoir et je suis convaincu que la formation punk nous offrira un jour un album digne du nom ANTI-FLAG!

+: Riff de basse démente
-: Ça sonne comme du réchauffé

Chanson préférée: The Economy Is Suffering... Let It Die

Genre musical: Punk

Pour fans de: WHATEVER IT TAKES, THE UNSEEN

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