Indicedoktane - Tiens Ça Mort


Compagnie de disque: LostCity Industries
Date de la critique: 21 juillet 2008
Auteur: Mat. P.
Genre: Punk rock

La vague de punk/rock québécois radiophonique est de plus en plus perceptible depuis quelques années. Avec des groupes qui offrent des chansons un peu plus accessibles, comme les VULGAIRES MACHINS et KAMAKAZI, INDICEDOKTANE s’intègre donc parfaitement à cet ensemble. le parcours de ce groupe est à souligner: le groupe est devenu important en France suite à un split avec ERIC PANIC, et sors donc sont premier disque, Tiens ça mort, en 2007 sous l’étiquette LostCity Industries. Celui-ci est malheureusement beaucoup trop calme, avec seule la chanson Le fond qui tient la route sous la gouverne du batteur. Les autres chansons sont bonnes, mais sans plus; les paroles sont parfois engagées, mais le groupe puise beaucoup dans l’humour pour leurs chansons. Les sujets de celles-ci sont par contre très diversifiés et INDICEDOKTANE nous démontre toute leur appartenance au Québec en intégrant très souvent des termes s’y rapportant. Finalement, l’instrumentation est relativement simple, mais donne tout de même quelques hochements de tête bien sentis. Tiens ça mort est donc un album bien, mais qui n’impressionnera probablement personne.

Pour les fans de: LA DESCENTE DU COUDE, KAMAKAZI, MAJOR LEE
Cote: À acheter usagé.

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Braindead - No Consequences


Compagnie de disque: Burn Bridges
Date de la critique: 19 juillet 2008
Auteur: Dave
Genre: Hardcore

BRAINDEAD est une formation originaire de Philadelphie qui a fait ses débuts en 2005. Depuis les trois dernières années, le groupe a effectué quelques tournées et a lancé un démo et un vinyl. Rien de plus ordinaire vous direz? Attendez de lire ce qui suit pour dire cela!

Puisant allégrement dans des sources d’inspirations comme BANE et COMEBACK KID, BRAINDEAD a produit ici un album hardcore aux multiples facettes. En 23 minutes, on passe d’un hardcore lourd à un hardcore positif et mélodique. Et c’est sans oublier les deux pièces instrumentales! Les transitions se font sans effort et on en vient à oublier d’où on vient pour simplement savourer cette musique qui fond dans la bouche. Côté voix, on alterne entre le chant et les cris. Stevie ne manque jamais d’énergie et de fougue. Il y a une magnifique complicité entre la voix et les instruments. Les deux se complètent et se confondent même à l’occasion. Côté musical, on a affaire à un hardcore qui n’est pas sans rappeler, en plus des deux groupes déjà cités, du BREAK THE SILENCE. Une musique qui fonce toujours droit devant et qui ne s’arrête pour personne. Il y a comme un sentiment d’urgence dans ces notes : un besoin d’aller toujours plus vite, de vivre, de s’exprimer. Ce sentiment nous prend vraiment à la gorge du début à la fin et arrive à créer une atmosphère vraiment immersive et unique. Toutes les pièces sont somme toute assez courtes excepté la dernière, A Wake For A Dream qui fait à elle seule 7 minutes (sur les 23 que compte l’album). Cette chanson clôt de façon admirable cet album. Intense et noire, cette pièce vous vide littéralement et une fois qu’elle se termine, vous restez encore plusieurs minutes à entendre les notes qui continuent de résonner dans votre tête.

No Consequences est le genre d’album hardcore que l’on voudrait voir plus souvent : intense, original et sans longueur. C’est la première fois que j’entends parler de ce groupe américain mais parions que ce n’est pas la dernière.

+:Que des pièces solides au goput 100% hardcore
-: Album trop court

Chanson favorite: Guilt And Shame

Pour les fans de: BANE, COMEBACK KID
Cote: À acheter immédiatement

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The Hot Toddies - Smell The Mitten


Compagnie de disque: Asian Man Records
En magasin le: 21 août 2007
Date de la critique: 18 juillet 2008
Auteur: Max W
Cote: 7/10

THE HOT TODDIES est un groupe originaire d’Oakland en Californie formé de quatre jolies demoiselles qui, en 2005, ont décidé de se lancer dans la musique. C’est d’abord en 2004, sur le bord d’une plage mexicaine que Heidi Bodeson et Erin Skidmore ont commencé à écrire des pièces. Une année plus tard, le quatuor se complétait avec l’arrivée de Jessica et Sylvia. Le premier long jeu du groupe, intitulé Smell the Mitten, est paru sous l’étiquette Asian Man Records en 2007 et le groupe nous révèle onze pièces qui possèdent un son fortement influencé par la musique pop, doo-wop et surf des années soixante mélangé avec un indie rock plutôt calme.

Dès les premières minutes de l’album, on peut ressentir l’envie soudain de se trouver sous le soleil brûlant d’une plage californienne. Smell the Mitten offre ce son joyeux qui vous met instantanément un sourire aux lèvres. Certes, les mélodies sont assez simplistes, mais la complicité des harmonies vocales entre Heidi et Erin est si adorable et pratiquement parfaite! C’est d’ailleurs l’un des points forts de l’album. On n’a qu’à écouter les pièces Photosynthesis et Motorscooter pour retrouver ces aspects. Au niveau des textes, THE HOT TODDIES opte pour le lyrisme et le sarcasme. On ne peut s’empêcher de ricaner un peu en écoutant l’excellente pièce Html. Bref, les textes traitent en général de quatre filles chaudes et malines. Un exemple flagrant peut se retrouver dans la pièce Seattle alors que le thème de sexe est ouvertement abordé : It gets so hard without someone to straddle. I get so horny when I'm in Seattle.

Bien que l’album offre des pièces très variées, celles-ci ce ne sont peu être pas toutes de la même qualité. Par ailleurs, le talent de ces musiciennes est peut être encore limitée. Rien n’empêche que Smell the Mitten est un album d’été à écouter. Que peut-on espérer de plus que quatre filles qui offrent des pièces entraînantes et qui parle de sexe?

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Billy Bragg - Mr Love And Justice


Compagnie de disque: Anti
En magasin le: 03 mars 2008
Date de la critique: 16 juillet 2008
Auteur: Mat.P
Cote: 8.5/10

Voici donc que le rejeton de Woody Guthrie et Bob Dylan nous offre un tout nouvel album, Mr Love & Justice. Après six ans d’absence, Billy Bragg nous revient en force avec ses balades folk-rock et cette fois-ci, des paroles qui portent principalement sur l’amour (I Keep Faith). Cette nouvelle direction prise par cet artiste britannique détonne de ses quatre premiers albums où celui-ci puisait ses paroles engagées directement du mouvement punk. Le meilleur exemple de cet engagement dans le mouvenemnt punk se retouve sur le merveilleux album Talking With The Taxman About Poetry de 1986. Mais Mr. Love & Justice sera-t-il à la hauteur des attentes des nombreux fans? Les années auront-elles endommagées le génie créatif de Billy Bragg?

Malgré un changement de thème assez drastique dans ses paroles, l’album se révèle un pur bonbon du début à la fin grâce à une constance que nous ne retrouvons que dans de rares albums. Les pièces s’enchaînent parfaitement les unes après les autres pour créer une ambiance parfaitement folk s’harmonisant avec la voix suave et franche de Billy Bragg. Il est très agréable de voir que rien n’est exagéré dans cet opus. Le tout est simple, franc, efficace et surtout, très mature. Accompagné de sa guitare (parfois acoustique, parfois électrique), l’auteur nous offre avec sincérité ses messages qui n’ont que rarement été aussi bien communiqués.

Mr. Love & Justice possède néanmoins quelques chansons à caractère politique comme Sing Their Souls Back Home et Farm Boy qui portent toutes deux sur la guerre en Irak. Il est toujours difficile pour un punk britannique dans l’âme de quitter ses influences! L’introspection des relations humaines, du courage et des libertés civiles sont aussi des sujets touchés par Billy Bragg dans ses chansons, comme dans la merveilleuse O Freedom. La maturité de cet album est remarquable et montre que cet artiste de 51 ans peut toujours nous pondre un album qui ne demande qu’à être réécouté. Fans de folk paisible aux paroles sensées avec des touches de violons et d’harmonica, l’album Mr. Love & Justice est pour vous.

Pour les fans de : Bob Mould, Bob Dylan, Paul Weller

+ : Aucune pièce ne mérite d’être passée
- : Le groupe qui accompagne pourrait être plus présent

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Me First And The Gimme Gimmes - Have Another Ball


Compagnie de disque: Fat Wreck Chords
En magasin le: 08 juillet 2008
Date de la critique: 15 juillet 2008
Auteur: Math L
Cote: 7.5/10

Deux membres de LAGWAGON, un de NO USE FOR A NAME, un de NOFX ainsi qu’un dernier membre des SWINGIN’ UTTERS composent le désormais célèbre band punk ME FIRST AND THE GIMME GIMMES. Pour ceux et celles qui n’ont jamais entendu parler d’eux, dès la première écoute de Have Another Ball dernièrement sorti dans les bacs, vous serez en mesure de reconnaître certaines pièces. Il faut dire que le groupe se démarque d’abord et avant tout par ses reprises (covers) à la saveur punk conçus avec une belle touche humoristique avec quelques modifications au niveau des paroles de ses classiques. Après avoir sorti en 1997 leur tout premier album contenant des reprises de toutes les saveurs, ME FIRST AND THE GIMME GIMMES récidive cette fois-ci avec Have Another Ball, un disque renfermant une fois de plus des covers, mais à la sauce des années 70-80, pimenté des GIMME GIMMES.

Parmi les titres repris, nous retrouvons les titres de NEIL DIAMOND (Coming to America), ELTON JOHN (Don’t Let The Sun Go Down On Me) ainsi que SIMON AND GARFUNKEL’S (Avec une superbe reprise de The Boxer). La chanson You've Got a Friend emprunte également quelques sonorités de Blitzkrieg Bop par le légendaire groupe THE RAMONES.

Pour ce septième album de la formation californienne, qui marque le dixième anniversaire, ME FIRST AND THE GIMME GIMMES fait donc un clin d’œil au fameux “Have a Ball”. On apprend sur le site Fat Wreck Chrods que Have a Ball était initialement un double album, et que le deuxième CD, c’est celui-ci dont nous parlons. Même si l’album peut sembler un peu court (une trentaine de minutes…) avec des pièces assez courtes, Have Another Ball nécessitera peut-être plusieurs écoutes pour bien vous y faire. On parle ici définitivement d’un album pour les fans, mais qui demeurera, comme tous les autres albums de la formation, toujours accessible grâce aux nombreuses reprises dont le groupe se plait à jouer et s’y amuser.

Avec des tempos aux vitesses casse-cou, aux riffs chargés, et grâce à la basse toujours authentique fournie par Fat Mike (NOFX), ME FIRST AND THE GIMME GIMMES réussit d’une manière importante à nous amener vers une excitation hyperactive dès les premières écoutes de Have Another Ball. Malheureusement pour beaucoup de bands punks modernes, cette énergie est souvent absente et les gars nous la rendent bien.

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